Posté le 29.12.2007 par desorrando
Les Sites :
Le val d’Anniviers se situe dans le valais suisse, entre la haute vallée du Rhône en face de Sierre et les sommets au sud vers le Cervin.
Il est dominé par la superbe « couronne Impériale des 4000 valaisans » formée des sommets du
- Weisshorn (4506 m),
- Zinalrothorn (4221 m),
- Obergabelhorn (4063 m),
- Matterhorn (cervin) (4476 m)
- Dent Blanche (4357 m),
- et Dent d'Hérens (4171 m)
Cette vallée, d’accès difficile jusqu’au début du XXe siècle, est restée longtemps isolée.
On y découvrira des paysages extraordinaires, l’odeur du mélèze, le goût de la raclette, la beauté des villages de chalets et mazots, et la chaleur de l’accueil des Anniviards.
Zermatt
C'est la station sans voitures, huppée, de grande renommée , blottie au pied du mythique Cervin et de 38 sommets de plus de 4000m qu'elle invite à aller admirer depuis ses belvédères et ses lacs d'altitude.
Centres d'intérêts :
• L’impressionnant spectacle du haut des 3000 mètres du Rothorn
Les différents points de vue sur la vallée encadrée des 4000 m environnants et fermée par le Cervin
• Le Chemin des Planètes de St Luc
• Les magnifiques forêts de mélèzes et de pins Arolles.
• Le glacier de Zinal enserré dans la couronne des valaisans et aussi son voisin, celui de Moiry.
• Les sommets et la montagne sauvage depuis les Becs de Bosson entre Val d'Hérens et Val d'Anniviers.
• L’activité pastorale de la vallée et des alpages où l’on fabrique encore le fromage local.
• L'habitat traditionnel avec les chalets typiques, les mazots et les vieux raccards.
• La découverte du mode de vie des montagnards du Val d’Anniviers.
• Enfin, Zermatt et le fameux spectacle du Cervin et du Mt Rose, depuis le belvédère du Gornergratt et des lacs où se mirent les sommets.
Climat :
Montagnard d’influence continentale.
Savez-vous que le Valais en Suisse reçoit en été autant de soleil que Marseille ? Inch'Allah !!!
La Rando
Niveau de difficulté :
Facile à moyen
5 à 7 heures (de marche) par jour,
Dénivelés cumulés 300 à 900m en montée sauf Grand Mountet (1235m), (mais la récompense justifie la peine !)
Téléphériques empruntés chaque fois que possible pour épargner les plus gros efforts.
Randonnée sans sac .(sauf le 1er et 3ème jour car l'hébergement à ST LUC est full)
Portage assuré par véhicule, d'un hébergement à l'autre (un seul bagage de 10 kg maxi par personne).
Seul le petit sac à dos "du dimanche" est nécessaire pour les effets de la journée (pique- nique, vêtement de pluie, pharmacie, appareil photo...).
Balisage et Fléchage:
Le circuit emprunte le plus souvent des sentiers bien tracés et bien balisés.
Un repérage sur carte et un profil de chaque course a été préparé pour anticiper les niveaux de difficulté.
Cadre de vie :
• Hébergements : en chalet-gite et chalet-hôtel, à priori confortables et accueillants.
• Restauration : les dîners et les
petits déjeuners sont servis dans les
restaurants des hôtels ou gite.
Tous les pique-niques peuvent être également prévus.
Accès au point de départ :
• route :
Arles, Valence, Grenoble, Chamonix, Martigny, Sierre
Distance 550 km Env 7 heures
Parking
• sur le parking de l'hébergement à Saint Luc pour les premiers jours.
Transfert ensuite suivant programme sur parking des autres hébergements.
A emporter
Vêtements
- pantalon de toile
- short
- tee shirts
- pull chaud ou polaire
- coupe vent ou veste goretex
- cape de pluie
- chapeau ou casquette de soleil
- chaussettes
- tenue de rechange confortable pour l’étape (survêtement..)
- chaussures de randonnée
- chaussures pour l’étape
Matériel divers
- affaires de toilette
- crème solaire
- lunettes de soleil
- gourde
- couteau et couverts complets
- éventuellement (boîte plastique et hermétique de type "tupperware" pour le transport de vos pique-niques) ?
- fruits secs, chocolat, barre de céréales
- petite pharmacie personnelle (vitamine C, aspirine, pansements, élastoplast...).
papier hygiènique
Bagages
- petit sac à dos, pouvant contenir les vivres de la journée, la gourde, un vêtement de pluie, l’appareil photo….
Le prix :
Total prévisionnel entre 360€ et 400€ + transport
(sauf boissons)
Ne pas oublier
- Sac à viande
- carte d’identité
Un peu d'histoire
Le temps du nomadisme
Jusqu’au début du 20e siècle, les Anniviards étaient des nomades.
Les villageois, au gré des saisons et de leurs occupations, passaient de la plaine à la montagne en amenant toute leur famille.
Le début du printemps les trouvait dans la plaine, lieu d'échanges et d'occupation partielle, pour les premiers travaux de la vigne.
Puis, à mesure que la végétation montait, ils s’installaient dans les villages au milieu de la vallée, là où les près se prêtaient le mieux à la culture.
Ces villages (Vissoie, Saint-Luc ou Grimentz), plus en altitude, constituaient le lieu d'habitation principal et l'on y résidait le plus longtemps.
Les zones de bonnes prairies l'entourant, arrosées par les bisses donnaient le foin. Les champs avoisinant produisaient des céréales, du chanvre et du lin.
Dans le courant du mois de mai, le bétail était conduit à l'étape suivante dans les prairies de moyen alpage .
Les mayens, étaient une station collective (comme Zinal) ou isolée.
A la mi-septembre, la "désalpe" où l’herbe avait repoussé, y refaisait étape
Fin Juin, c'était l'ultime étape des alpages où les pâtres conduisaient les bêtes pour la saison.
Puis à la mi septembre le bétail regagnait le mayen avant de redescendre à la grange-écurie du village.
Enfin, en automne, tout le monde redescendait à Sierre pour vendanger. Le vin était ensuite remonté au village avant l’hiver.
Lors de ces nombreux "remuages", les familles d’Anniviers transhumaient ensemble, à pied ou à dos de mulet. Les enfants partaient les premiers avec le bétail. Suivaient les aînés avec les vaches, puis les parents fermant la marche. L’instituteur suivait ses élèves, le curé ses paroissiens.
Ce mode de vie s’est éteint avec l’arrivée des tout premiers alpinistes venus conquérir les cinq fameuses montagnes.
Les Anniviards se sont alors consacrés au développement touristique avec un réel souci de préserver leur vallée.
Hôtels et infrastructures touristiques n’ont cependant pas détruit le charme des petits villages où les chalets, les "raccards" (des greniers construits sur pilotis) et les granges-écuries continuent à témoigner de la vie d’autrefois.
Les habitats
La transhumance, explique le fait que les Anniviards jouissaient de biens dans plusieurs communautés. Il n'était pas rare de voir une famille posséder jusqu'à huit sortes de bâtiments dont:
- la maison principale située au village, avec une cave pour recevoir amis et hôtes
- la maison secondaire construite en plaine ;
le moyen (plus rustique) avec l'écurie le plus souvent combinée avec la grange à foin
- le raccard, généralement commun à deux propriétaires, avec un soubassement en pierre servant d'étable pour le menu bétail ou de cave à provisions , un grenier en superstructure, plus soigné, avec des galeries et des échelles (on y suspendait des vêtements, on y conservait des fromages, le grain était dans un coffre et la viande séchait à l'air), et une aire pour battre le blé.
- les granges écuries, éparpillées au gré des propriétés très morcelées.
Architecture
Les maisons valaisannes sont construites en poutres équarries à la hache et assemblées par des entailles à mis bois. Un joint de mousse et de lichen assure l’étanchéité entre les madriers. Seul le soubassement et la partie cuisine sont construits en pierres recouvertes d’enduit.
Des frises sculptées dans le bois massif courent le long des murs, encadrent une fenêtre ou soulignent les hauteurs d’étage. Elles s’accompagnent des inscriptions souvent placées sur le haut du pignon, à l’abri du débord du toit. On peut y voir une date, les initiales ou le nom du bâtisseur, mais aussi nombre de motifs symboliques destinés à protéger la maison et ses habitants.
Au printemps, les fleurs sont installées traditionnellement dans des jardinières en dentelles de bois et agrémentent joliment ces demeures.
Mille astuces anti-souris:
Vivant essentiellement des produits de la terre et de l’élevage, les Anniviards ont adapté leur constructions pour le stockage des réserves: le grenier à céréales qui sert à entreposer les récoltes jusqu’au battage et un grenier à vivres, de construction souvent plus soignée, où l’on conservait jadis, le grain et la farine, le pain, les fruits secs et la viande séchée ainsi que beaucoup d’objets de valeurs.
Pour protéger les réserves de l’humidité, ces constructions en madriers empilés sont posées sur pilotis. Le sommet des piliers est coiffé de grandes plaques de gneiss qui servent d’assises à la construction. Ces "plaques à souris" préservent le grenier des rongeurs, incapable de marcher à l’envers sur une surface aussi dure!
Pour la même raison, les greniers n’avaient pas d’escalier d’accès mais une simple échelle qu’on prenait soin de retirer après usage.
La cave, généralement située au sous-sol de l’habitation, servait à conserver le vin en tonneaux, les fromages stockés sur "l’échalas", une sorte de râtelier suspendu au plafond et certains fruits que l’on entreposait sur les étagères du "brenno", le gros poteau vertical qui soutenait la poutre horizontale du plancher.
Mais la cave d’autrefois servait également de salon. Les conversations personnelles se tenaient ici, seul endroit de tranquillité absolue.
Des traditions bien vivantes:
Les anciennes communautés valaisannes étaient régies par un conseil de village qui formait une "bourgeoisie".
Celles ci chargées d’établir les règles de la vie communautaire, étaient ropriétaires de forêts et de vignes pour s’assurer le revenu nécessaire à leur fonctionnement et à l’entretien des bâtiments communaux dont la maison bourgeoisiale, grande bâtisse où se réunissait le conseil.
Chaque village en possède toujours une, avec une cave ouverte pour les grandes occasions comme le jour des "Rogations". Ce jour-là sont accueillis les nouveaux entrants. La journée se termine à la cave où l’on sert le fameux vin des glaciers, un vin blanc vieilli dans un tonneau et complété chaque année avec le vin nouveau.
Une autre tradition valaisanne est celle de l’élevage des vaches d’Hérens, à l'instinct de lutteuses, passées reines dans le coeur de l’Anniviard.
Le jour de "l'inalpe", le bétail monte à l’alpage. Là, les vaches se mélangent et se mettent à lutter pour le plus grand plaisir des spectateurs. La veille, chaque
propriétaire a rêvé de voir sa vache devenir "Reine du jour"!
Les vaches produisent du lait transformé toute l’année en fromages réputés pour leur goût, et pour faire d’excellentes raclettes!
" Le VAL d'ANNIVIERS"
ARLES – St LUC Lundi 7 juillet
Route pour St Luc (6 à 7h)
Départ 7h
Arrivée à St Luc vers 14h30
St-Luc, c'est le charme du passé, de la culture et de l'authenticité, en tout temps, des promenades où l'on tutoie le ciel et les étoiles. C'est le calme d'une nature retrouvée : le Chemin des Planètes, l'Observatoire astronomique François-Xavier Bagnoud, le Phare de la Bella-Tola, les Moulins du XVIIIè siècle, le Chemin du Pain.
Du fait que le gîte de ST LUC est full l'autre possibilité sera de dormir à la cabane de BELLA TOLA.(2345m)
transfert 1 voiture à ZINAL
En fonction de l'heure d'arrivée et de notre courage nous pouvons grimper les 700m 2h30 ou bien prendre le funiculaire.
Hébergement :cabane BELLA TOLA .(TEL 0041274751537)
BELLA TOLA / ROTHORN. Mardi 8 juillet
6 h.15 de marche
Montée: 915 m - Descente: 915 m.
Au dessus de St Luc, Le Tounot, planté comme un obélisque.
Ascension du Bella Tola (3025 m), d’où l’on découvre l’Illgraben, site d’érosion naturelle unique en Europe.
Le panorama de la Bella Tola est un des plus beaux qui existent.
La vue y est grandiose sur la vallée du Rhône et le recul est idéal sur les imposants sommets des Alpes valaisannes, bernoises, italiennes et françaises.
On y trouve un phare équipé d'une table panoramique.
Sur la même crête, ascension du Rothorn (2998 m), d’où l’on surplombe le glacier.
Plus c'est haut, plus c'est beau !!!
l
Hébergement : cabane BELLA TOLA .(TEL 0041274751537)
BELLA TOLA - ZINAL.Mercredi 9 juillet
5 h. de marche –
Montée : 240 m - Descente : 745 m.
Nous empruntons le Chemin des Planètes
Tout au long de ce sentier, le système solaire (le Soleil et ses 9 planètes) a été reproduit à une échelle réduite. Ainsi, à chaque pas vers la découverte, vous avancerez d'un million de km dans le cosmos. Sans en avoir l'air, vous irez ainsi trois fois plus vite que la lumière. Partant du Soleil, vous franchirez des distances d'autant plus grandes que l'objet à rejoindre est éloigné de l'astre du jour.
Au gré des haltes ponctuant cette balade céleste, vous comparerez les dimensions des planètes, et découvrirez leurs caractéristiques, tout en pouvant admirer à portée du pied, la beauté des paysages de notre bonne vieille Terre.
Arrivée à la Barre de Nava par le célèbre Hôtel Weisshorn ( 2337 m.) Inattendu à cette altitude !
Il a été construit par des montagnards au siècle dernier
Un sentier en corniche à 2200 m d'alt. conduit ensuite à Zinal , ancien mayen et célèbre station de montagne. 2 heures de marche en balcon.
Au fond de la vallée coule la Navizence, au pied des glaciers et de la fameuse Couronne Impériale, (Weisshorn, Zinalrothorn, Bishorn, Obergabelhorn, Dent Blanche).
Le sentier descend ensuite rapidement à travers la forêt de mélèzes et nous rentrons dans Zinal, 1675 m.
Le vieux village, avec ses habitations en bois d’arolle et ses toits de bardeaux… a conservé son caractère comme il y a un siècle !
Hébergement : auberge alpina Nadia hinnen 3961 zinal (tel 0041 27 475 1224)
Cabane du Grand MOUNTET. Jeudi 10, juillet
7 h 30. de marche –
Montée : 1235 m – Desc. :1235 m.
Boucle au cœur de la couronne valaisanne, jusqu’à la cabane du Gd Mountet (2886 m) qui domine le glacier de Zinal .
Paysages époustouflants.
Peut-être le plus beau site des Alpes Valaisannes ! Situé au pied de la couronne impériale de Zinal, le site ne laisse personne indifférent. A tel point que d'aucuns ont pu dire que cet endroit était une "preuve de l'existence de Dieu".
Cette randonnée spectaculaire emmène le promeneur dans un univers de très haute montagne. En effet, la cabane Mountet (2886m,) est bâtie dans le cirque glaciaire de Zinal, constitué de plusieurs 4000m. Ces montagnes et glaciers vont se dévoiler progressivement au fil du chemin.
Le chemin est suffisamment bon pour permettre l'accès aux promeneurs qui font l'aller et retour depuis Zinal.
On débouche dans le cirque du Mountet, l'un des plus beaux cirques des Alpes, dans un vaste pierrier fait de grandes roches empilées chaotiquement les unes sur les autres
Du sommet on contemple un spectacle peut-être parmi les plus beaux des Alpes, plus spectaculaire que le Gornergrat et ses touristes, plus majestueux encore que le glacier d'Argentières et ses faces Nord incroyables, ce qui n'est pas peu dire.
La descente par l'ancien chemin passe sous la cabane du Grand Mountet, puis gagne le glacier que l'on traverse en suivant des pieux de bois alignés qui indiquent le départ du sentier. On parvient, après quelques échelles, et deux heures de descente, au Petit Mountet
En été, on pourra traverser le pont en voiture pour aller jusqu'au bout de la plaine de Zinal en dépit du panneau d'interdiction, (gain d'1h AR).
Hébergement : Hébergement : auberge alpina Nadia hinnen 3961 zinal (tel 0041 27 475 1224)
Transfert voiture ZINAL/ Grimentz
ZINAL - GRIMENTZ.Vendredi 11 juillet
5 h 15 de marche –
Montée : 480 m - Descente : 1365.m
Accès à Sorebois (2438 m) en téléphérique
Au restaurant de Sorebois très belle exposition sur les combats de reines (les vaches).
Sur la terrasse panorama grandiose sur le Zinalrothorn
(4221 m), le Besso (3668 m) et l'OberGabelhorn (4063 m).
Montée par La pointe de Tsirouc (2777 m) à la Corne de Sorebois (2895 m)-
Vue superbe sur l'ensemble de la vallée et la couronne "impériale".
Descente par le lac de Moiry aux eaux turquoise, et La vallée de la Gougra vers Grimentz.
Grimentz a conservé son vieux village avec ses sublimes raccards brunis par le soleil et richement décorés, aux balcons fleuris de géraniums rouges. Sous l'église, une ancienne calade (vieille rue pavée en pente) monte dans le village.
Grimentz c'est un enchantement.
Symboles de cette charmante authenticité, la maison bourgeoisiale du XVe siècle et le traditionnel "Vin des Glaciers".
Pour boire du glacier, il faut quitter la plaine !!
Ce vin est célèbre aux quatre coins du monde et est propre à Grimentz.
Chaque année du vin nouveau est ajouté à l'ancien, le plus vieux pouvant dater de 1888. Les tonneaux ne sont jamais vidés, ils sont soigneusement conservés d’une génération à l’autre et un bon nombre d’entre eux ont jusqu’à 2 siècles ½ d’existence. On compte à Grimentz jusqu'à 100 caves pour l'ensemble de la commune. Tous y possède un fameux tonneau de "Vin des Glaciers".
Hébergement : Gîte de St-Jean à 4 kms de GRIMENTZ Tél.0033 41 27 475 22 60
Cabane des BECS Samedi 12 Juillet
de BOSSON (2983 m)
6 h de marche –
Montée : 900 m - Descente : 900 m.
Montée à Bendolla (2132 m) en téléphérique
Boucle sur les crêtes par La Tsarva et le Pas de Lona
Depuis la cabane des becs de Bosson, extraordinaire panorama dans un cadre sauvage et majestueux.
Superbe randonnée que voilà, un peu raide dans le dernier bout, mais quelle récompense en arrivant, car la vue est superbe sur les sommets , le val d'Anniviers d'un côté et et le val d'Hérens de l'autre, et l'accueil de Chantal, la gardienne de la cabane est des plus chaleureux.
Retour à Grimentz par téléphérique.
Fin de journée : Route vers Tasch (60 km) 5 km de ZERMATT garer la voiture puis train de liaison vers ZERMATT.
Les voitures ne sont pas admises à Zermatt! Places de stationnement gratuites près de la gare à Viège. A Täsch, dernière localité avant Zermatt, une taxe de stationnement d’au moins CHF 10.00 par jour est perçue.
Hébergement: La ville est chère et il n'y a pas de gîtes c'est pour cela que nous irons dans une auberge de jeunesse.
En train, avec le Matterhorn-Gotthard-Bahn: l’au-berge de jeunesse est à 15 minutes à pied de la gare. Avec le bus local, ligne «Winkelmatten», descendre à «Luchre» et marcher une minute. Un taxi électrique coûte entre CHF 25.00 et CHF 35.00 (selon le nombre de personnes et de bagages).
Zermatt – Le lac Vert Dimanche 13 Juillet
2/ Train du Gornergratt vers belvédère du Cervin,
Gornergrat / Hothalli / Gorner / Riffelsee
ZERMATT
Matterhorn, Cervin ou Monte Cervino, qu'importe le nom, il est vraiment très beau et domine Zermatt avec prestige !
En prime, Zermatt offre le Mont Rose et le glacier de Théodule. Y'a pas de voiture. Y'a des téléphériques partout, quand ce ne sont pas des trains à crémaillère.
Juste un petit problème, ça se paye tout ça !
Heureusement, la marche à pied c'est gratuit…
Zermatt, c'est aussi la Bahnhofstrasse, la grande rue qui part à l'assaut de la montagne, très circulée des voiturettes électriques, et bordées de chalets débordants d'enseignes venues du Fg St Honoré ou de la 5eme Avenue; Cartes bleues acceptées toutes devises !!!
Le vieux Zermatt, le plus authentique, se trouve au fond, après l'église en dessous du départ des téléphériques.
GORNERGRAT
Train à crémaillère pour se rendre au Gornergrat (3100 m)
Vue panoramique inoubliable sur plus de dix "4000" et particulièrement sur le Mont-Cervin, pic mythique et rêve de nombreux alpinistes.
Promenade sur l'arête du Hothalli (3286m) vers Mont Rose et descente possible par les bords du glacier du Gorner
Arrêt au Riffelsee où se mire le Cervin.
Train du Gornergrat jusqu'à Riffelalp
Zermatt – Le lac Vert
Grunsee / Grindjisee et Leisee
De la station du GGB à Riffelalp (2200 m) boucle vers Greensee (Lac Vert), Grindjisee et Leisee
Promenade dans un cadre idyllique sur fond de Cervin, si pas trop de touristes
Retour à Zermatt par métro souterrain du Sunnegga ou par GGB
Retour à Tasch en train
Hébergement :AJ Zermatt "Winkelmatten", Staldenweg 5 3920 Zermatt (VS)
tél: 0041 27 967 23 20
fax: +41 (0)27 967 53 06
Lundi 14 juillet : Retour arles
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Posté le 09.01.2008 par desorrando
Confiture de châtaignes
RECETTES D’ANITA
L’Oustaou d’Aizac (Ardèche)
Confiture de châtaignes
1ère étape :
• Décortiquer les châtaignes
• Les mettre dans une casserole et recouvrir d’eau froide
• A ébullition, faire cuire 15 minutes (goûter pour vérifier la cuisson)
• Ebouillanter les pots et les couvercles
• Passer les châtaignes au moulin
• Peser la pulpe
2ème étape :
Ingrédients pour 1 kg de pulpe : 800 g de sucre, 1 gousse de vanille, 1 verre d’eau moyen (environ 14 cl).
• Faire un sirop perlé avec la gousse de vanille
• Faire tomber la pulpe « en pluie » pour éviter les grumeaux et faire cuire 15 minutes.
• Sortir la gousse, mixer pour homogénéiser. Remettre à cuire en tournant pendant 5 minutes (surveiller la couleur, un peu foncée, c’est bon)
• Verser dans les pots, les fermer, les retourner jusqu’à complet refroidissement.
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Posté le 09.01.2008 par desorrando
Ailletade
Ingrédients : 1 dose de safran, 3 gousses d’ail, 1 cuillère à soupe rase de gros sel, 4 cuillères à soupe d’amandes pilées (à défaut, amandes en poudre), de l’huile d’olive
• Ecraser au pilon l’ail et le gros sel
• Ajouter les amandes cuillère par cuillère (si trop dur, ajouter de l’eau)
• Ajouter le safran
• Monter à l’huile (comme pour une mayonnaise)
• Rectifier le goût, si besoin ajouter des amandes.
• Tartiner rondelles de pain, toasts
Posté le 16.01.2008 par desorrando
le pont de la Mairette,
dit « à coquille »
datant de 1606
ou pont des VAUDOIS
sur l'aigue brun.
Le Prieuré de Saint-Symphorien
ancienne dépendance de l'abbaye St Victor de Marseille possède une chapelle romane. Le campanile du XIIe siècle qui s'élève à vingt cinq mètres au dessus des bâtiments servait à la fois de clocher et de tour de guet.
Le Luberon (en occitan provençal : Leberon selon la norme classique ou Leberoun selon la norme mistralienne) est le nom donné à un massif montagneux français peu élevé qui s'étend d'est en ouest entre les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse.
Le massif fait plus de 60 kilomètres de long pour une largeur de 5 kilomètres environ et son point culminant est le Mourre Nègre, sommet arrondi qui s'élève à 1 125 mètres d'altitude, dans le Grand Luberon.
Le massif du Luberon est un massif des Préalpes situé dans le sud de la France, à cheval sur les départements du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence (région Provence-Alpes-Côte d'Azur), à 70 kilomètres au nord de Marseille. Il s'étend sur 60 kilomètres[3] d'est en ouest pour 5 kilomètres de largeur moyenne[4].
Il est limité par le Calavon et les monts de Vaucluse au nord et la Durance au sud[5].
C'est la rivière de l'Aiguebrun traversant le massif du nord au sud qui sépare le Petit Luberon du Grand Luberon[6]. Celle-ci a creusé une combe que l'on nomme la combe de Lourmarin.
Rang d'oignon (selon Agnès)
Cette expression vient du nom d'Artus de la Fontaine Solaro, baron d’Oignon par ailleurs seigneur de Vaumoise. Ce noble était l’organisateur des fêtes et cérémonies sous le règne de quatre rois de France à partir de Henri II puis successivement sous François II, Charles IX et Henri III. Il attribuait leurs places aux seigneurs en fonction de leurs rangs protocolaires, ce qui exaspérait certains d’entre eux qui, alors et par dérision, se considéraient « en rangs d’Oignon ».
Cette forme a été modifiée en « rang d’oignon » par amalgame fait avec le légume (l’oignon), que l’on imagine facilement aligné, en rang, dans un potager. Le pluriel est donc aussi naturellement apparu : « rangs d’oignons
Posté le 21.01.2008 par desorrando
L'histoire de Vernègues débute sur le plateau du Grand Puech qui domine une grande partie de la Provence. Du point culminant а 394 mètres, le regard porte au Nord sur la vallée de la Durance, de Lauris а Cavaillon, et au Sud, sur la montagne Ste Victoire qui surplombe Aix en Provence et jusqu'а l'Etang de Berre.
Des abris sous roche en bon état de conservation, indiquent une occupation humaine depuis l'époque néolithique (5000 а 2000 avant JC). A l'вge du Fer (800 а 500 avant JC), une communauté celto-ligure s'installe sur la partie Est du plateau, comme en témoignent quelques vestiges, dont les restes d'un rempart.
Sous l'occupation romaine, l'activité se développe davantage dans la vallée de Cazan, en contrebas а l'est, plus fertile. Les restes d'une petite agglomération antique а Chвteau Bas le prouvent. A l'arrière de ce domaine, on trouve les ruines du Temple Romain, daté de la fin du 1er siècle avant notre ère.
L'époque médiévale et les nombreuses invasions font remonter les populations sur le plateau du Grand Puech, oщ l'on trouve une nécropole rupestre paléochrétienne. Au VIIIème siècle, le site s'appelle l'Alvernicum, appellation qui donnera plus tard le nom actuel du village.
La naissance du village s'est véritablement opérée au VIIIème siècle , d'aprés d'anciennes chartes, deux fortifications se font face, le "Castrum de Avallone" et le "Castrum Alvernicum". C'est ce dernier, bвti sur un escarpement rocheux, qui deviendra le Vernègues que nous connaissons avec son chвteau fortifié du Bas Moyen-Age. Encore ceint de ses remparts en 1830, l'abord des rues étroites, peu accessibles aux charrettes, était rude pour ce village de 520 habitants.
Dans la soirée du 11 juin 1909, un tremblement de terre de magnitude 6, ravage les villages de la région et détruit la quasi totalité du vieux chвteau seigneurial et du vieux village qui s'est développé а ses pieds. Les ruines qui parsèment le flanc sud du plateau témoignent encore de nos jours, de la violence du séisme.
Vernègues se relévera difficilement de ce drame qui oblige les habitants а reconstruire un nouveau village au quartier du Jas, en contrebas.
Le domaine de Château bas a été construit sur l'emplacement d'un ancienne cité Gallo-romaine.Le château a été restauré au XVII ème Siècle.
Admirer les toitures aux tuiles vernissées
La chapelle Saint Césaire est d'architecture Romane , elle se compose d'une nef *avec un mur plat ou plus précisément abside*.,elle et d'un grande simplicité . Pour accédé il faut prendre une porte sur le côté de la nef.
Abside*:Partie qui termine le choeur d'une église ou d'une chapelle, soit par un hémicycle,soit par des pans coupés, soit par un mur plat. (réf : Viollet le Duc)
Nef*:La nef est la partie d'une église allant du portail à la croisée du transept et qui est comprise entre les deux murs latéraux (église à nef unique), entre deux rangées de piliers ou entre une rangée de pilier et un mur latéral.La nef peut être accompagnée de deux autres nefs plus basses. (réf Viollet le Duc)
Le temple de diane avec les deux colonnes encore intact . Le temple de diane est estimé à une decenie de 30 à 20 ans avant ère.
Lа, il est possible d'aller voir le temple en ruines de St Césaire, en contournant le domaine. Le temple est tourné vers une source aujourd'hui tarie àl'est, et non vers l'ouest comme l'ensemble des temples romains.
L'HISTOIRE EN DETAIL
C'est en 1442 qu'un riche habitant d'Avignon, Guillaume de Damian, rachète la seigneurie du Vernègues. Il n'obtient son titre de noblesse qu'en 1460, donné par Charles d'Orléans, comte d'Asti, d'où est originaire la famille De Damian.
Dès le rachat de la seigneurie, il semblerait que la famille se soit installée dans la demeure seigneuriale de Maison Basse dont l'emplacement n'est pas encore reconnu; sans doute à l'emplacement du château actuel sur les restes d'une agglomération antique à vocation agricole et viticole, celle-ci étant attestée en prospection archéologique.
A l'origine il semblerait que le château ait eu un aspect semi-fortifié, bâti avec ses quatre tours d'angles sur une terrasse comprise entre le temple antique et le parking actuel. Il est avéré qu'il a été entouré par un fossé car il est fait mention d'un pont mobile dans un inventaire des biens de la famille De Damian du début du XVIII ème siècle, situé à l'entrée Est du château.
En 1750, la seigneurie est vendue aux enchères par décision judiciaire et c'est l'ancien trésorier des états de Provence, Henry Gautier du Pöet qui en devient le propriétaire. Sa famille gérera la seigneurie jusqu'à la Révolution qui la pousse à émigrer, l'ensemble des biens étant alors vendu et les propriétés divisées.
Jusqu'à la deuxième guerre mondiale, comme la plupart des domaines agricoles méditerranéens, Château Bas pratiquait la polyculture et l'élevage : céréales, vignes, oliviers et élevage ovin.
On retrouve de nombreuses traces et mentions d'aménagements en relation directe avec ces activités, pressoirs à chapelle du XVIIIème siècle, tonneaux, prairies, vieux oliviers, bergeries et écuries.
Aujourd'hui, le Château abrite dans son cadre exceptionnel une exploitation viti-vinicole de renommée qui vous convie à la découverte de ses monuments, parmi les plus beaux de la région.
En contournant le château, sur le chemin qui mène au temple, dans un décor où sont mêlés vignes et cerisiers, on peut apercevoir les restes de la margelle monolithe d'un puits antique ainsi que le contrepoids d'un pressoir de la même époque. Ces blocs ont été marqués par les charrues, traces qui témoignent de leur enfouissement pendant plusieurs siècles.
Immédiatement après, sur ce même chemin le long du mur du parc, on peut voir l'arasement d'un mur antique, sorte d'introduction à l'image étonnante empreinte de romantisme du temple de Diane et de la petite chapelle Saint Césaire, cachés sous les frondaisons en arrière du château.
Le temple de Diane est daté de la décennie 30 à 20 avant notre ère. Il se place au centre d'un péribole semi-circulaire, face à une source qui fut sans doute l'élément fondateur de ce monument. Ces restes permettent de se représenter assez fidèlement son état d'origine. Temple corinthien tétrastyle* il devait donc comporter deux rangées de colonnes, quatre en façade et deux en arrière dont celle encore visible aujourd'hui. Derrière se trouvait la cella ou salle, encadrée de pilastres aux quatre coins. Devant, entre deux avancées du podium, un escalier dont certaines marches étaient encore conservées au XVI ème siècle permettait d'accéder au temple. La petite colonnette que l'on peut voir au dessus de la chapelle fait sans doute partie d'une ouverture opérée dans le mur à l'époque mérovingienne2# ou carolingienne3# lors d'une probable réutilisation du bâtiment comme église, l'artisan ayant alors repris le vocabulaire corinthien des colonnes du temple.
Le style corinthien
Souvent utilisé par la civilisation romaine, ce style se remarque surtout par la forme de son chapiteau. Une colonne a 24 cannelures et 18 rayons, mais pas de base.
*Tetrastyle : se dit d'un temple qui a quatre colonnes en facade
La Chapelle Saint -Symphorien, fondée au XIe siècle,cette construction a été modifié jusqu'au XVIIe siècle ,pour accueillir de nombreux pelerins.
L'emplacement sur un rocher élevé dominant la combe de l'aquebrun choisi pour l'édification du prieuré de St Symphorien et de sa haute tour campanile symbolisait autrefois un appel à la prière, mais il était aussi un asile et un refuge pour le voyageur qui retrouvait son chemin à la voix de ses cloches.
Posté le 07.03.2008 par desorrando
Le site de Calès. LES GROTTES
Elles ont été habitées dès le néolithique et utilisées au moyen-âge comme carrière. 116 grottes et 150 familles y habitaient. Les archéologues se posent beaucoup de questions à leur sujet mais il est incontestable qu'elles ont été aménagées par les hommes : escaliers d'accès, point d'ancrage de poutres, anneaux pour suspension, niches creusées dans les murs, larges fenêtres.
Dépendances d'un vaste chateau, elles servaient également de silos à grain, citernes, caves ou resserres. Des gravures rupestres témoignent du culte des astres et du soleil. (selon Comité départemental du tourisme)
Dans l'une d'elle, les traces d'un feu de bois : elle est encore utilisée de nos jours.
116 grottes sont à découvrir sur le site de Calès. A son apogée, au moyen âge, ce village troglodyte comptait plus de 200 âmes, vivant dans ces niches creusées dans la roche tendre, la safre. Au cœur de site, le cirque de Calès, entre deux falaises rocheuses, abrite le plus grand nombre d'habitations troglodytes - 58 au total-. Depuis des millénaires, l'homme a été séduit par ce lieu, à la fois sûr, dans ce site protégé par les falaises, stratégique, au cœur de la vallée de la Durance, et facile à exploiter grâce à sa roche tendre.
Il est fermé au sud et au nord par des murs de courtines, ruines d'un ancien château médiéval dont on peut également découvrir des vestiges en montant vers la vierge
(partie ouest). Ce château fut construit au XIIe siècle, démoli, reconstruit, re-démoli, il n'en reste aujourd'hui plus que quelques fragments. Finalement, au XVIIe siècle, un nouveau château sera construit, en bas dans le village et parfaitement conservé à ce jour.
Autour des grottes de Calès, on peut également découvrir la chapelle Saint-Denis et sa source intarrisable, ( en redescendant vers le nord ), les ruines des chapelles St Jean et Ste Marie (intérêt moindre ) en contrebas de la vigie ( partie est ), ainsi que la statue de la Vierge, sur la partie ouest qui protège le village.
Au sud un pentagramme grossièrement gravé dans le mur, figure géométrique construite suivant le nombre d’or (voir géométrie sacrée). J’y vois même un pentacle inversé puisqu’il est entouré d’un cercle et qu’il pointe vers le bas. Depuis le moyen-âge, son énergie serait négative et satanique ; aurions-nous affaire à un autel pour le culte de Satan ?… J’en doute quand même puisque selon notre guide, cette communauté était paisible et sans histoire.
LE CASTELLAS DE ROQUEMARTINE
Au nord d'Eyguières fut jadis construit un château du XIIème siècle, aujourd'hui en ruines : le Castellas de Roquemartine. Il ne faut pas le confondre avec le château de Roquemartine, du XVIIème siècle, situé plus loin au nord-ouest. Le castellas médiéval que l'on voit ici a appartenu à la célèbre reine Jeanne, qui régna sur la Provence à l'époque médiévale. Ces vestiges grandioses sont d'un intérêt et d'une qualité exceptionnels, bien que peu connus.
A côté de ce château se trouve une autre ruine, celle de l'ancienne église du Castellas de Roquemartine. Datée du Xème siècle, et classée monument historique, elle appartient à un propriétaire privé. Son mauvais état ne l'empêche cependant pas de conserver, au milieu des broussailles, quelques belles voûtes et des murs portant encore les traces d'un revêtement ocre.
Posté le 08.03.2008 par desorrando
Saint-Saturnin-lès-Apt (Sant Savornin d'Ate en provençal selon la norme classique et Sant Savournin d'At selon la norme mistralienne)
Le village de Saint-Saturnin-lès-Apt est adossé à un des flancs des Monts de Vaucluse
Il existe au nord-est de Saint-Saturnin-d’Apt en Vaucluse, un "pays des aiguiers ", ainsi baptisé car de nombreuses fermes y avaient autrefois pour seul point d’eau une citerne creusée dans la roche calcaire et alimentée en eau de pluie par un système de récupération des eaux de ruissellement (en langage technique impluvium).
Mais la zone d'extension des aiguiers ne se limite pas а cette commune des Monts de Vaucluse : on en rencontre а Villars, Gordes, Sault, Monieux, Blauvac et Villes-sur-Auzon.
Par nécessit, ces aiguiers sont toujours implantés sur des terrains en pente ou immédiatement en aval de ces derniers. Leur impluvium peut être un plan de roche dénudé et creusé de rigoles de collecte ou un chemin barré d'une rigole oblique poursuivie jusqu'а l'aiguier. (Un autre dispositif, mais qui n'est pas attesté à Saint-Saturnin-les-Apt, consiste en une toiture collectrice concave avec lauses inclinées convergeant en direction du trou de collecte. )
Une crépine de petites branches, placée dans les trous de collecte réservés dans les parois arrières ou les cotés de la bвtisse, servait à filtrer l’eau et à empêcher les petits animaux de tomber à l’intérieur.
La profondeur des cuves oscille principalement de 0 m 90 а 2 m 20. Une seule atteint 3 m 35.
Si quelques aiguiers sont à ciel ouvert et libres d’accès aux troupeaux et au gibier (les grives étant tirées depuis un poste de chasse ou espère édifié à proximité), la plupart sont recouverts et protégés soit par une voûte encorbelйe en forme de coupole, bвtie en pierres sиches, soit par une voûte clavée en berceau, aux voussoirs gйnйralement liés par du mortier. Dans le premier cas, le bassin est de plan circulaire ou carré avec arrondissement des angles, dans le deuxième cas de plan rectangulaire. Un troisiиme type, plus rare, de couvrement est constituй par de grande dalles rectangulaires taillйes qui sont posées au niveau du sol, soit en plafond (dalles juxtaposйes), soit en bвtiиre (dalles affrontйes) au-dessus d'une cuve rectangulaire.
La porte d’entrée est dans les deux premiers types est tenue soigneusement fermée.
Les aiguiers couverts par une coupole en encorbellement ont pour caractйristique commune d'avoir leur coupole lйgиrement en retrait par rapport au corps de base. La fonction de cette retraite reste énigmatique : abritait-elle un chéneau circulaire destiné а receuillir l'eau de pluie tombant sur le parement extйrieur de la coupole ou est-elle la trace d'une couverture de lauses retirйe aprиs l'abandon de l'installation ?
De même, les aiguiers couverts par une voыte en plein cintre présentent un extrados а peine protégé par de la caillasse alors qu'on s'attendrait plutot а une couverture de grandes lauses а deux pentes.
Enfin, il faut noter que les aiguiers а voыte clavée sont parfois renforcés intérieurement par une arche, masonnée ou non, soit parallèle а la directrice de la voыte, soit perpendiculaire а celle-ci.
Quel que soit le type de couvrement employé, les parois intérieures de ce dernier sont toujours dans la continuation de celles du bassin creusé dans la roche.
Dépendant généralement d'une ferme proche, l'aiguier servait, selon le cas, а un usage domestique (laver le linge, arroser le potager), un usage pastoral (abreuver les bêtes) ou encore un usage artisanal (distiller la lavande et refroidir le serpentin).
Certains aiguiers portent un millésime, ainsi deux aiguiers au lieu dit Les Lazarins, datés respectivement de 1882 et 1906.
La tradition de creuser des citernes ou aiguiers est cependant antérieure à la fin du 19e siècle. Une mention fort éclairante à ce sujet nous est livrée par Auguste Roux dans sa monographie "Villars, un village de l’ancienne Provence" :
"le 28mars 1666, les conseils font observer que la montagne ‘est fort sèche’. Il y a un rocher au quartier de La Brasque ‘propre à creuser un aiguier’ afin d’abreuver les troupeaux … ‘on verra un maître-coupeur de pierres’. Le 6 juin, une partie du rocher est creusée. André Clément et d’autres ont payé le travail dont ils jugent la nécessité. Il est délibéré de poursuivre la besogne conformément ‘au marché fait’, de ‘relarguer’ le tout et de le payer".
Posté le 23.03.2008 par desorrando
A ORGON
La chapelle, de style néo-roman, est construite par le chanoine Bonnard en 1878 sur l'emplacement d'un précédent sanctuaire. Une statue de la vierge datant du 16e y est conservée.
Le cadre grandiose de l'esplanade tient lieu, pendant la belle saison, à des concerts et autres spectacles.
Le style néo-roman s'inscrit dans le prolongement du style néo-gothique. Il puisera également ses racines dans l'architecture médiévale mais adoptera un langage plus sobre, s'inspirant d'avantage des chвteaux forts que des cathédrales.
Posté le 29.03.2008 par desorrando
La première mention d'un village à Portes apparaît en 1052, lorsqu'Almérade d'Anduze lègue ce dernier et son église Saint-Gilles au prieuré de Sauve, fondé par lui en 1029 et soumis à l'abbaye de Saint-Guilhem (Ie Désert).
Le château de Portes appartient alors aux Anduze, vassaux des comtes de Toulouse. C'est l'époque où, comme tout l'Occident après l'An Mille, le Languedoc connaît un renouveau extraordinaire, grâce à sa vocation méditerranée et à l'influence des Croisades. Entre Le Puy et Saint-Gilles, le "chemin de Régordane" relie deux des principales routes qui traversent l'Europe en direction de Saint-Jacques de Compostelle ; elles correspondent à des voies de commerce majeures. Cet itinéraire sans doute très ancien devient la route du pèlerinage de Saint-Gilles, en même temps qu'un axe économique très important. Des villes nouvelles se développent alors : Alès, Saint-Gilles, d'où l'on s'embarque pour Rome ou pour la Terre Sainte. Le col de Portes, sur cette route nord-sud, est un point de passage obligé entre les montagnes et la plaine : on y perçoit un péage. Une enceinte fortifiée sans doute cantonnée de tours carrées, contrôle l'accès aux vastes terres des Anduze et protège la route des pèlerins.
Au moment de la Croisade contre les Cathares (1209), qui permet aux seigneurs du Nord d'envahir le Languedoc, Pierre-Bermond VII d'Anduze refuse de prêter hommage à leur chef, Simon de Montfort : il est dépossédé de ses biens au profit de son oncle, Bernard VIII d'Anduze. En 1229, après vingt ans de lutte, le Traité de Meaux fait entrer le Languedoc dans l'administration du Roi de France ; les Anduze rendent alors hommage au Roi par l'intermédiaire du sénéchal de Beaucaire.
Vers 1250, Portes passe par héritage à Randon de Châteauneuf, puis à la famille de POLIGNAC. Le chemin de Régordane se trouve alors contrôlé par les mêmes seigneurs jusqu'en Auvergne. C'est par là que Saint-Louis passera au retour de la VIIe Croisade en 1254. Mais en 1314, Guillaume de Randon-Polignac, endetté, doit "engager" la terre de Portes en faveur de Raymond-Guillaume II, de Budos. En 1320-22, il doit lui vendre la terre de Portes, dont la mouvance s'étend déjà sur les diocèses d'Uzès et de Mende ; les Budos la conserveront durant quatre siècles.
Originaire de Guyenne, Raymond-Guillaume I (1270-1323) a reconstruit quinze ans plus tôt son château de Budos, qu'on peut encore voir, ruiné, au sud de Langon. Il semble qu'il procède dès 1322 à une campagne de construction à Portes, renforçant la défense de l'entrée et agrandissant le manoir.
En 1305, son oncle est devenu le premier pape en Avignon, sous le nom de Clément V; il l'a nommé recteur du Comtat Venaissin. Au moment de la succession de Clément V, mort en 1314, les seigneurs aquitains, craignant de perdre les privilèges acquis font pression sur les cardinaux. Des bandes gasconnes menées par les neveux du pape défunt saccagent alors à Carpentras les hôtels particuliers des représentants du Saint-Siège, aux cris de "Mort aux Italiens ! Nous voulons un Pape !". La cité d'Avignon est encerclée par des forteresses achetées par des Aquitains, barrant la route aux armées royales : les élections devront avoir lieu à Vienne, Jacques Duèze, fils d'un savetier de Cahors, évêque d'Avignon et cardinal, succède à Clément V sous le nom de Jean XXII.
Quelques années plus tard, son fils André Ier (1300-1361), vassal du roi d'Angleterre pour ses terres de Guyenne, prend le parti des Anglais au début de la Guerre de Cent Ans et se voit confisquer sa seigneurie de Portes par le roi de France Philippe VI, en 1340 ; elle est remise à Humbert Il, dauphin du Viennois, qui la vend au vicomte de Beaufort, frère du nouveau pape Clément VI.
Plus tard, Thibaud Ier (1335-1421), fils d'André, se rallie à la cause française en 1377 et le fils de Beaufort, le vicomte de Turenne, qui occupe le château le Portes, doit lui restituer sa baronnie. S'ensuivent des luttes sanglantes, mettant aux prises les partisans du vicomte de Turenne et ceux de Thibaud de Budos. C'est alors la révolte des Tuchins, vaste soulèvement de paysans exaspérés par la misère, la fiscalité royale et la guerre ; ils sont soutenus sur les terres de Portes par le vicomte de Turenne. L'affaire est plaidée au Parlement de Paris: par arrêt de justice rendu en 1384, la baronnie est définitivement restituée à Thibaud de Buclos.
Ayant opté pour la cause française, Thibaud perd toutes ses possessions en Guyenne, excepté son château de Budos dont il parvient un temps à rester maître. Portes devient le fief principal de la famille, pour lequel désormais les Budos prêteront hommage au Roi de France.
André II (1380-1449) rejoint en 1426 avec tous ses vassaux l'armée du comte de Foix qui se porte au secours du Dauphin, futur Charles VII A la fin de la Guerre de Cent Ans, la seigneurie de Budos est rendue à son fils, Thibaud Il (1440-1501). Celui-ci résiste à Louis XI et se voit confisquer un temps la seigneurie de Portes. L'ayant recouvrée, il fait construire à la fin du XVe siècle un château au mas de Theyrargues qui deviendra la résidence ordinaire des Budos ; il fait peut-être des embellissements à Portes.
Au XVIe siècle, les Budos parviennent à se rapprocher du Roi, par les alliances et par les armes. Jean (1492-1560) sert en Italie sous François Ier, ; il est blessé à Pavie en 1525. A son retour, il construit probablement la galerie à arcades et le pavillon de l'escalier droit, dans la cour du château de Portes. Son fils Jacques (1537-1598) accompagne, outremonts, Henri II avec le duc de Guise.
Cependant l'influence de la Réforme croît, particulièrement en Cévennes. A la mort de son père, Jacques de Budos prend parti pour les protestants qu'il soutiendra jusqu'à leur défaite à Jarnac, en 1569. Il rejoint ensuite l'armée royale, où il sert dans la compagnie de Trente Lances dont a la charge son cousin Guillaume de Joyeuse, lieutenant du Roi en Languedoc. En 1570, il reçoit le collier de l'ordre de Saint Michel et prête serinent de fidélité au Roi. Il est comblé de faveurs par Henri III, qui le nomme gentilhomme ordinaire de sa Chambre, puis le fait vicomte de Portes et baron de Theyrargues en 1583. Quelques années auparavant, il a vendu sa baronnie de Budos, abandonnant définitivement la Guyenne au profit du Languedoc.
Tandis que l'Edit de Nantes ramène la paix pour un temps, Henri IV nomme le vicomte de Portes chevalier de l'ordre du Saint-Esprit. Mais il meurt peu de temps avant la cérémonie de réception, en 1597. Il aura servi sous cinq rois. Le début du XVIIe siècle voit l'apogée de la puissance des Budos, alliés aux plus grandes maisons de France.
C'est Jacques de Budos ou son fils Antoine-Hercule qui ont édifié le Château-Neuf, accolé à l'angle Sud-Est de la forteresse.
Louise de Budos, fille de Jacques, est mariée au connétable Henri Il, de Montmorency ; une autre de ses filles, Laurence de Budos, sera abbesse de l'abbaye de la Trinité de Caen, et l'un de ses fils, Balthazar, est évêque d'Agde. L'aîné des fils, Antoine-Hercule (1589-1629) est élevé à la Cour avec le Prince de Condé, Henri II de Bourbon, qui épousera plus tard sa nièce, Charlotte-Marguerite de Montmorency. Dès 1610, il devient "mestre de camp" du régiment de Languedoc, puis vice-amiral de France en 1613. La même année, Louis XIII le fait marquis de 'Portes et vicomte de Theyrargues. Il épouse Louise de Crussol, de la puissante famille des dues d'Uzès, devient conseiller d'Etat et lieutenant du Roi en Gévaudan et Cévennes, avec pour mission de préserver le Languedoc des ravages des protestants. A partir de 1621, il guerroie contre l'armée réformée du due de Rohan, aux côtés de Henri II de Montmorency, son neveu. En 1628-1629, Portes est attaqué par Saint-André-Montbrun, lieutenant de Rohan, qui ne parvient pas à s'en emparer; en revanche, Theyrargues est pris et dévasté. Antoine-Hercule de Budos est tué le 27 mai 1729 au siège de Privas. Richelieu écrit à Anne d'Autriche que "le pauvre marquis de Portes fut tué hier misérablement en passant par un chemin découvert. Il est regretté de toute l'armée ( ... ) Je supplie Dieu qu'Il conserve ceux qui sont si utiles au service du Roi".
Sa fille, Marie-Felice de Budos (1628-1693) sera la dernière de cette lignée. Après quelques années passées auprès de sa tante au monastère de la Sainte Trinité de Caen, Marie-Felice, à peine âgée de dix ans, décida de se consacrer à Dieu par un vœu de perpétuelle chasteté. Elle vécut ensuite au couvent des Carmélites de Paris, puis en sortit subitement en déclarant qu'elle ne souhaitait plus prendre le voile. Sa mère, Louise de Crussol, tenta alors de la marier, mais le voeu de chasteté faisait obstacle, et Marie-Felice ne voulut jamais se démettre. Elle rejoignit sa marraine, Marie-Felice des Ursins, veuve du due de Montmorency, au Couvent de la Visitation de Moulins en 1649.
Après la mort de son oncle Henri en 1651, fille majeure, héritière du marquisat de Portes, elle entreprit de travailler à "la conversion de ses terres" et s'attira de nombreux démêlés avec les réformés : elle provoqua ainsi un début d'émeute à Tharaux (1658) lorsque, pour faire cesser le culte protestant établi depuis 1574, elle envoya cent fusilliers. Elle fit jusqu'à la fin de sa vie de longs séjours dans les Cévennes, résidant à Theyrargues, où elle avait installé un couvent, et pendant l'été à Portes, qu'elle décrit dans sa correspondance avec le Grand Condé comme étant un lieu où "personne n'entre sans décliner son nom et où l'on ne parle que de poudre, de balles, de feux d'artifice". Elle déclare également à ce Prince que "Portes est un château très fort qui peut contenir les Cévennes..."
La révocation de l'Edit de Nantes (1685) amène les sinistres dragonnades, les abjurations forcées. Les protestants cévenols se battront pour la sauvegarde de leurs libertés en engageant la "Guerre des Camisards" et se réfugieront au "désert".
Etrangement, l'histoire du château de Portes nous ramène constamment à celle des rapports de l'Eglise avec le temporel : gardien d'une route de pèlerinage, inféodé à une abbaye, possédé par deux neveux et un frère de papes, on le trouve au coeur des trois guerres de religion qu'ont connues les Cévennes : celle des derniers Valois, celle de Richelieu et celle des Camisards.
Marie-Felice de Budos meurt à Paris en 1693 et lègue tous ses biens aux princes de Conti.. Ils se succèdent à Portes pratiquement jusqu'à la Révolution et morcellent le domaine pour le vendre en 1782. Louis XVI achète le château de Portes et en donne l'usufruit à son frère le comte de Provence. Vendu comme bien national à la Révolution,il a six propriétaires successifs et aboutit en 1841 entre les mains de la famille Pagèze de la Vernède, qui tentera de le protéger de la ruine.
Posté le 02.04.2008 par desorrando
Saumane de Vaucluse est un petit village perché dans un cadre verdoyant qui domine la vallée de la Sorgue. Loin de la foule, vous pourrez apprécier en toute tranquillité une vue superbe et imprenable sur toute la plaine plantée de pins, d'oliviers et d'essences méditerranéennes.
En vous promenant dans les toutes petites et très charmantes ruelles du village, vous découvrirez quelques jolies fontaines, de belles maisons en pierre typiques de la région, quelques vestiges de remparts ainsi que le donjon de l'antique castrum "Salmana"datant du XII°.
Tout en haut du village, domine un impressionnant château-forteresse qui fut jadis confié à l'oncle du célèbre Marquis de Sade. Construit au XII° puis transformé en véritable bastion au XV°, il fut abandonné à la révolution pour ensuite être restauré au XIX°.
Cette demeure est aujourd'hui privée et ne se visite pas...malheureusement. Ne quittez pas Saumane sans être aller faire un tour au lieu-dit "La Crémade" pour visiter le petit musée d'archéologie et le santonnier qui crée juste à côté de superbes petits sujets de crêche provençale.
Des documents écrits, comme la tradition orale, placent la courte vie de Gens au début du XII' siècle. Né à Monteux, dans le diocèse de Carpentras, il quitte sa famille et son village, encore adolescent, pour se retirer dans la solitude d'un vallon sauvage proche du Beaucet. Il y vit de façon humble et édifiante, dans le renoncement, tout appliqué à la prière, au travail et à la pénitence. Il y meurt le 16 mai 1127 et son corps est déposé dans un rocher, près duquel une chapelle romane est élevée vers le milieu du XII° siècle. Appuyé sur la ferveur populaire et de nombreux miracles, son culte est approuvé par l'Église. Il est invoqué pour obtenir la pluie en période de grande sécheresse.
Ses reliques, transportées au XVII' siècle dans l'église du Beaucet, ont été ramenées en 1972 dans l'église de son ermitage. De nos jours comme aux siècles passés, son pèlerinage est l'un des plus fréquentés de toute la région provençale.
Gens BOURNAREAU naquit en 1104 à MONTEUX, petite ville du COMTAT VENAISSIN à 4 kms de CARPENTRAS, dans une modeste famille d’agriculteur Gens qui signifie gracieux, beau comme un rayon de soleil, fut un enfant extraordinaire. Très pieux dés son enfance, il était marqué par la grâce de Dieu. Il réagit très jeune devant le manque de foi et les pratiques païennes de ses compatriotes qui trempaient le buste de l’Archange Raphaël dans les eaux du cours d’eau le Ricaveau, pour obtenir la pluie.
Le peuple de MONTEUX se moqua de lui, le poursuivit dans les garrigues à coups de pierre.La nuit venue, il prit sa besace, les deux vaches que son père lui avait données sur lesquelles il plaça une petite charrue, quelques outils et une aiguillade à la main, il partit vers SAINT-DIDIER et le BEAUCET.Pendant trois ans, pas la moindre goutte de pluie ne devait tomber sur MONTEUX.
Ayant découvert à trois quarts de lieue du BEAUCET, au fond de la vallée, les ruines d’un ancien monastère, Gens s’y installa.
Il consacra sa vie à prier pour la conversion des Montiliens et pour les pécheurs. Il labourait dans la journée le petit terrain qu’il s’était choisi et l’ensemençait. Ses deux vaches lui étaient précieuses.
Un jour qu’il était plongé dans la prière, un loup se précipita sur l’une de ses deux vaches, la saigna à la gorge et la fit périr.
Gens apprivoisa le loup et le contraignit à labourer aux côtés de son autre vache. Ce fut son premier miracle. Cet animal redoutable devint son fidèle serviteur.
A MONTEUX, devant la sécheresse qui sévissait sur le territoire, les consuls décidèrent de déléguer deux membres du Conseil pour aider Berthe, sa mère, à rechercher Gens à travers les monts du Vaucluse.Après plusieurs jours de marche et de fatigue, elle atteignit la vallée où se cachait son fils, tomba dans ses bras, et le supplia en pleurant de retourner à MONTEUX. Elle le persuada que c’était la volonté de Dieu puisque Marie l’avait conduite jusqu’à lui.
Gens dit alors à sa mère et aux consuls : « Ma mère consolez-vous, je suis prêt à vous suivre puisque Dieu le veut ».
Berthe demanda à son fils un peu d’eau pour étancher sa soif. Aussitôt, une fontaine d’eau se mit à couler sous sa main. Ce fut le deuxième miracle de Saint-Gens.
A leur retour, Gens, sa mère et les consuls furent accueillis triomphalement par les autorités et la population de MONTEUX.
Gens demanda aux prêtres d’organiser une procession. Le tour de MONTEUX n’était pas encore achevé que la pluie bienfaisante se mit à tomber ramenant la prospérité dans le pays. Ce fut le troisième miracle de Saint-Gens. Depuis on l’invoque pour obtenir la pluie.
Mais Gens qui n’était pas fait pour vivre dans le monde, retourna vers le vallon du BEAUCET, poursuivre sa vie d’ermite, de pénitence et de prière.
Il y mourut paisiblement le 16 mai 1127, à l’âge de 23 ans
Depuis cette date, les Montiliens retournent, chaque année, en pèlerinage à l’ermitage du BEAUCET où plusieurs sanctuaires se sont succédés au fil des siècles.
Ce pèlerinage, un des plus anciens de Provence, se déroule, chaque année, le 16 mai ou le dimanche qui suit cette date, sauf les années où il y a cumul avec la fête de PENTECOTE.
C’est la Confrérie de Saint-Gens, dont les origines montiliennes remontent à 1671, qui l’organise.
Dans les archives de CARPENTRAS, trois documents datés du 1er août 1436, du 25 juillet 1442 et du 12 mai 1487, font état d’une procession à l’ermitage organisée pour obtenir la pluie.